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26 mars 2010

Lettre ouverte à M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano, …

Le pire est arrivé : Simon, petit garçon de trois ans en cours d’adoption, est décédé.
Voici la lettre ouverte des parents.


Lettre ouverte à M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano, …

Le 24 mars 2010

Nous sommes un couple qui était en cours d’adoption en Haïti au moment du séisme. Simon, l’enfant que nous attendions depuis bientôt 28 mois, vient de mourir par la faute des décisions de l’Etat français, prises soi-disant « au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant ».
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La décision de communiquer sur la mort de Simon a été extrêmement difficile à prendre, par pudeur et par respect pour lui et parce que cela ne correspond pas à nos valeurs. Mais nous n’avons pas le choix car près de 600 enfants apparentés à des familles françaises depuis des mois, des années, sont toujours en Haïti et risquent le même sort que notre petit garçon.

Pour nous, Simon était notre fils depuis plus de deux ans. La procédure d’adoption étant très longue, nous n’avions toujours pas le jugement quand la terre a tremblé en Haïti. Simon n’a pas été blessé lors du séisme. Ce n’est donc pas directement cette catastrophe que l’on peut tenir pour responsable. En trois ans de vie, ce petit bonhomme a connu l’abandon de ses parents de naissance, la faim, un terrible tremblement de terre, trois semaines dans un terrain vague, quelques jours dans un lieu enfin plus propice, un mois d’hôpital et l’attente interminable de ses parents, nous, qui n’ont pas pu venir le chercher.

Depuis plus de deux mois maintenant, l’Etat français campe sur ses positions, sans tenir compte de la réalité en Haïti. On nous dit que tout est en train de se normaliser et que les procédures peuvent reprendre. Au nom de « l’intérêt supérieur de l’enfant », on entend que les enfants ne sont pas à un mois près. Dans le seul intérêt de valider son idéologie, M. Kouchner s’entoure de certains psychologues ou psychiatres allant dans le même sens que lui, sans entendre ceux qui ont des analyses diamétralement opposées. Ceux qui ont pris position pour bloquer le retour rapide des enfants pourraient-ils nous parler du traumatisme d’un deuxième abandon, que Simon a dû ressentir en ne nous voyant pas venir ?

Bernard Kouchner a dit le 4 mars : « La situation a changé et, maintenant, on peut plus prendre soin des enfants, parce que la crise est passée et que maintenant, nous devons prendre soin des enfants autrement qu’en les mettant dans des avions pour arriver en France. »

En ce qui concerne Simon, nous avions un certificat médical, établi le 22 janvier 2010 par un pédiatre français, qui avait rendu visite aux enfants de la crèche en octobre 2009. Il décrivait Simon comme à risque. « J’ai constaté un grand retard staturo-pondéral […]. Ce retard de croissance était la conséquence d’une malnutrition antérieure, ce qui lui confère une grande fragilité vis-à-vis des infections. […] Suite aux évènements récents en Haïti (le tremblement de terre), les conditions d’alimentation et d’hydratation des enfants de la crèche et tout particulièrement celles de Jephté/Simon vont devenir problématiques, ce qui le met en grand danger. Son état de santé justifie donc qu’il soit prioritaire pour un rapatriement. » Tout était dit. Ce certificat a été envoyé au Ministère des Affaires Etrangères rapidement après le séisme.

Tout au long de ces deux mois, tous les niveaux de l’Etat ont été informés de la fragilité de notre petit garçon et de l’évolution de sa situation, son hospitalisation. La directrice de la crèche a prévenu de son côté le consulat. Mais rien n’a été fait pour lui.

Alors, qu’on ne vienne pas nous dire « on ne savait pas, on ne pouvait pas prévoir ».

Simon a été hospitalisé pour une infection pulmonaire, contractée à cause des conditions de vie subies pendant les trois semaines dans un terrain vague, juste après le séisme, à l’humidité, la poussière, parmi les mouches et les moustiques.

Nous pensions qu’à l’hôpital, il allait bénéficier de soins appropriés. Naïfs, nous imaginions qu’avec les aides humanitaires, les hôpitaux étaient pourvus en médicaments adaptés. Mais il faut savoir que c’est aux patients de trouver les médicaments par leurs propres moyens, dans les différentes pharmacies.

Quand le cas de Simon s’est aggravé, c’est donc la directrice de la crèche qui a tout fait pour trouver ce qui lui était nécessaire. Quand elle l’a enfin trouvé, il était trop tard.

Voici une partie du mail qu’elle nous a adressé le 22 mars : « Tout ce que je souhaite actuellement, c’est que les enfants rejoignent le plus rapidement possible leur famille adoptive car ici, la vie devient de jour en jour extrêmement difficile. En ce moment, il n’y a plus d’hôpitaux militaires français et américains, il faut faire avec ce qu’on trouve localement ici en Haïti. »

Alors non, M. Sarkozy, M. Fillon, M. Kouchner, Mme Morano etc, tout ne rentre pas dans l’ordre en Haïti. Non, les enfants n’ont pas le temps d’attendre. Non, on ne prend pas soin d’eux, par exemple : pas de recensement précis et de prise en charge médicale des enfants qui ne bénéficient pas encore d’un jugement et qui sont malades.

Depuis le départ, les parents adoptants sollicitent l’arrivée des enfants, en toute transparence, afin qu’ils soient pris en charge d’urgence pendant que se poursuivent et se terminent les procédures de manière tout à fait légale.

On nous rétorque qu’il faut prendre des précautions. Par exemple Bernard Valéro, porte parole du Quai d’Orsay, dit le 22 janvier : « Nous avons pris toutes les précautions possibles de manière à éviter toute erreur, parce que si on fait une erreur, c’est sur un enfant que ça tombe et on ne peut pas se permettre de prendre le moindre risque ».

A l’époque, il parlait du risque de se tromper sur l’identité d’un enfant et de l’évacuer en France, alors qu’il n’était pas en cours d’adoption.

Pourtant, la fin de cette citation est malheureusement aujourd’hui d’actualité, Simon est mort du mauvais usage du principe de précaution : il n’y a pas d’erreur possible, tous les enfants en cours d’adoption sont recensés depuis longtemps et pour chacun d’entre eux, un consentement d’abandon, sans lequel un apparentement n’est pas possible, est signé par les parents biologiques. Cela fait plus de deux mois maintenant que la terre a tremblé, et les enfants sont toujours dans les crèches. Ils n’ont pas été repris, comme certains semblent le dire, par leurs parents de naissance. Ils n’ont pas de famille élargie qui pourrait s’occuper d’eux, sinon ils n’auraient pas été en crèche depuis tout ce temps.

Il faut revenir au bon sens, il s’agit d’une situation tout à fait exceptionnelle, une situation d’urgence qu’il faut que la France reconnaisse. Ce n’est pas le moment d’une bataille idéologique sur l’adoption en général.

Si nous avions été Belges, Hollandais, Américains, Canadiens, Luxembourgeois… ce petit bonhomme découvrirait le printemps avec nous. Il ne saura jamais ce qu’est le printemps en France.

Ce décès aurait pu et aurait dû être évité. Il faut empêcher que d’autres enfants ne meurent parce qu’on n’a pas su traiter leur dossier à temps !

Si enfin, l’Etat pouvait revenir sur ses décisions et négocier, comme d’autres ont su le faire, l’évacuation de tous les enfants apparentés à des familles françaises, Simon resterait le seul d’entre eux à avoir été une victime post-séisme. Cependant, il ne faudra jamais dire que Simon n’est pas mort pour rien. Simon n’est pas mort « pour », il est mort « à cause »…!

Surtout que la France ne cherche pas à rejeter la faute sur les responsables des crèches, sur l’Etat haïtien ou sur la fatalité. Contrairement à de nombreux pays, la France n’a pas fait évacuer ces enfants, seul le gouvernement français est responsable !

Les PARENTS de JEPHTE/SIMON














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12 janvier 2010

déguirlandage


Voilà c'est fini, les boules guirlandes et autres décos sont dans leur malle pour des mois, le sapin en pièce détachée a triste mine sans ses lumières, sans les cadeaux à son pied, les biscuits sont mangés, les cartes de voeux à la traîne( c'est trop tard??), la galette est avalée.. Un Noël de plus, qui a été ma foi bien sympa.Là un peu le coup de blues..fait gris ,tout est gelé... mon coeur est réparé de cette année 2009, mais un petit pic est là pour quelques jours, quelques pensées qui m'obsèdent. Une date qui est proche et qui me fait mal. Comment oublier, faire le vide.
Je dois aller de l'avant et préparer bientôt les 10 ans de Roma en chassant de mon esprit qu'un autre aurait pu être fêté avant ...

08 décembre 2009

Ave Maria....

juste de circonstance...  pour moi qui suis encore en colère avec Dieu... Peut-être qu'avec Noël cela s'effacera encore un peu.
Marie écoute-moi, Marie pardonne-moi !!!

10 avril 2009

après le désert, le calvaire

Aujourd'hui vendredi Saint..

je ne peux plus blogger, sciatique..
je me shoote aux médics, mais rein n'y fait.
le désert, le calvaire....
Je reviendrai, mais là impossible de m'asseoir.
Je suis foutue de la tête aux pieds..

Vendredi Saint pour Lui et moi petite pastille rose framboise.

31 mars 2009

ailleurs un chagrin pareil au mien.

La tristesse est un mur élevé entre deux jardins.
Khalil Gibran

25 mars 2009

trop mal....

Depuis des semaines j'ai mal à la jambe gauche.. bref ce matin je suis quand même allée chez le médecin. Rien de grave, il me prescrit des patchs, des séances physio.. mais ça fait mal à ne pas dormir, déjà que je ne trouve pas très bien le sommeil ces dernier temps. Pour en revenir à mon médecin, il me demande comment je vais, j'imaginais trouver quelqu'un qui puisse m'écouter et voire me comprendre, je lui explique mes soucis du moment... Ben non il me demande si je suis tristounette ?????????????????????!!!!!!!!!!!!!!!

22 mars 2009

Jésus, avec toi au désert


Pour eux j'ai du me lever et sans entrain enfiler un jeans, mes converse rose... et partir à l'église. Lieu que je désertais depuis un mois, église où beaucoup de mes prières étaient parties vers cet enfant , où bien des bougies se sont consumées avec cette petite flamme qui ne s'allumera plus dorénavant. Mes deux grands sont servants de messe et je me refuse de les laisser aller à l'église alors que moi je glande à la maison, donc c'est pour eux que j'ai fait cet effort... Je me suis retrouvée au désert avec Lui. Le carême, le mien il est là, présent tout le temps. Le Notre Père n'était pas sur mes lèvres, "que ta volonté soit faite sur la Terre..." m'a fait chaviré le coeur et cette tempète de tristesse n'est pas prête de me quitter.
Avec Lui au désert, quand le prêtre parle de la miséricorde de Dieu. Miséricorde qui vient de misère et de coeur. Dieu a un coeur qui nous aide dans notre misère, notre souffrance, mais moi je ne sens rien, ne vois rien.
Avec Lui je suis au désert. Lui qui m'avais tant "parlé", comme si tout était reparti, sentiment d'injustice aussi.
Comme mes converse les prêtres étaient en rose , car c'est la moitié du carème; cette couleur est un avant goût à la lumière de Pâques, et moi je suis pour le moment avec Lui au désert.
Ma seule consolation, ce sont mes enfants...
Lui est avec moi au désert.

17 mars 2009

...



Ce n'est rien
Tu le sais bien
Le temps passe
Ce n'est rien
...
...
...

16 mars 2009

Pour avancer

Lundi matin, week-end terniné, je glande..
Il faut avancer, je dois faire sans , ou plutôt faire avec cette absence, ce vide qui n'en finit pas. J'ai zappé les forums de discussions adoption, presque tous les blogs de familles qui attendent un enfant, enlever de mes favoris tout ça. Des petites choses me parraissent si difficiles, comme aller à la cave et voir le petit lit de Nikita, les habits trop petits.
Le printemps arrive avec les lapins de Pâques , les décors plein de couleur, les oeufs à teindre.. cela me parait cette année bien terne.
Il faut trouver des projets, même insignifiants pour avancer, pour repartir de cette impasse qui me scotche. J'ai même pas envie de faire à manger, les livres de Jamie sont fermés.
Pourquoi pas économiser pour un voyage ailleurs, un nouveau compagnon à 4 pattes pour avancer.

14 mars 2009

...

Quel est donc ce Dieu ? Un Dieu plein de bonté... Un Dieu plein de bonté trouverait-il du plaisir à se baigner dans les larmes?
Denis Diderot

12 mars 2009

l'enfant qui ne viendra pas

Le poids de ma peine est égal à l'amour que j'avais pour cet enfant.Je l'attendais comme les autres, il aurait eu sa place comme les autres, mon coeur aurait pu se multiplié comme pour les autres.
Depuis des mois j'espérais , j'attendais, je priais, j'en ai allumé des bougies, invoqué tous les Saints, mais tout là-haut Dieu n'était comme pas là, et sur cette terre d'autres en ont décidé autrement.
Chaque enfant est une promesse de bonheur, la joie devait venir ici encore, même si mes enfants me comblent, cahque enfant est unique et ce cinquièem était désiré comme les autres. Rien ni personne ne pourra remplacer ce petit être. Apprendre à vivre avec un bout de mon coeur vide à jamais. Rein ne s'oublie mais le temps passe et chaque jour c'est une seconde de moins à penser à ça, du moins je l'espère, mais c'est également des flashs qui reviennent à la charge et qui me font penser à cet enfant.
L'enfant qui ne viendra pas je l'aimais, comment pourrai-je me dire que je ne l'aime plus ?

09 mars 2009

c'est noir

Comment exprimer, comment expliquer ce qu’on ne nomme pas. Ce n’est pas un chagrin d’amour, ce n’est pas la mort, ce n’est pas une fausse-couche. J’ai de la tristesse à revendre, j’ai mon cœur qui qui doit se vider de cet amour, j’ai de la colère, j’ai bien trop pleuré maintenant, comment oublier ce bonheur que j’espérais arriver, immense tristesse…
Je n’ai pas su me protéger, mais comment aurais-je pu le faire ?

Voilà je n’aurai pas un cinquième enfant…………

Mon blog est noir pour le moment, mais cela passera…
Je voulais « liquider » mon blog, mais après réflexion je crois que je vais me défouler, cela me fera un bien énorme

le temps passe heureusement